Nous ne vaccinons pas les mineurs de moins de 18 ans

Tu devrais faire un bilan pour ton poids…

 

Pascal Guerit

Docteur en pharmacie, DU Diététique et nutrition

En tant que pharmacien, spécialisé en nutrition et physionutrition, je suis souvent questionné au sujet de la “minceur” : « Je fais pourtant attention à ce que je mange, mais… », « Avec la ménopause, c’est 5 kg de plus ! », « C’est comme ça, mes parents aussi ont de l’embonpoint », sans oublier les traditionnels « Je suis stressé, ballonné… ».

Ces exemples montrent qu’il n’y a pas un problème de minceur, mais des problèmes de minceur ; et forcément la prise en charge doit être globale. Si le couple « activité physique/alimentation » est au cœur de l’équilibre pondéral, en analysant fréquemment les niveaux d’activité physique et l’assiette des personnes, je suis convaincu que ces bonnes attitudes seront davantage profitables dans le temps si les autres paramètres sont pris en considération.

 

LE CORPS A SES RAISONS

Bien que les obésités génétiques soient rares, il existe souvent une composante génétique qui interagit avec son environnement ; d’où la nécessité d’agir sur ces éléments extérieurs : stress, microbiote, inflammation, énergie, pesticides, perturbateurs endocriniens…

Oui, l’harmonie de nos hormones est en 1re ligne pour “jouer” la symphonie de la satiété. La ghréline de l’estomac, l’adrénaline des surrénales, la leptine du tissu adipeux, l’insuline du pancréas… les hormones sexuelles, thyroïdiennes… sans oublier la mélatonine qui, tel un 1er violon, donne le tempo.

En prenant simplement l’exemple de la thyroïde, nous expliquons un des effets “yoyo” des régimes. Lors des phases d’amaigrissement, une hormone thyroïdienne se forme davantage, la rT3 (l’inverse de l’hormone active T3). Elle diminue le métabolisme de base pour économiser de l’énergie. Si l’activité physique est identique, ce gain d’énergie est stocké. Le stress, la fatigue chronique, l’inflammation augmentent aussi la rT3. Le sélénium, le CoQ10, le magnésium, le zinc sont par exemple de bons nutriments pour réduire sa formation !

 

COMMENCER DU BON PIED

Tout est logique, tout s’explique, mais cette complexité montre à quel point il n’y a pas de produits “miracle“. Les « Tout-en-1 » médiatisés (4 en 1, 10 en 1) ne sont que des leurres. Mais, me direz-vous, par quoi commencer pour stabiliser mon poids ou l’orienter à la baisse ?

  1. Tout d’abord, pourquoi ne pas faire un bilan chez un diététicien, un nutritionniste, un spécialiste ou dans votre PharmaVie qui peut maintenant vous proposer en ligne, un e-Bilan Nutri. Suite à ces échanges, en direct et en ligne, votre professionnel de santé vous recevra et analysera avec vous vos données et vous donnera des conseils pour consolider ou corriger vos acquis. Cette personnalisation est LA clé de la réussite. On ne peut mincir lorsque l’on est épuisé, on ne peut mincir sans un sommeil réparateur, face à des perturbations intestinales, dans un contexte inflammatoire, sans contrôler les pulsions…
  1. L’activité physique n’a que des avantages en transformant par exemple la graisse blanche (souvent présente chez l’obèse, le diabétique, etc.) en graisse brune génératrice de chaleur, en assurant une meilleure signalisation de l’insuline et en facilitant la mobilisation des lipides qu’elle contient ! Mais l’activité seule ne fait pas tout. Pour caricaturer, mettre des tennis au pied de chaque personne en surpoids sans se préoccuper de son environnement, de son quotidien, de son vécu, de son ressenti… c’est assurément replonger dans le surpoids, quelques semaines à quelques mois plus tard. Dans cet article, difficile d’apporter des solutions précises pour chaque situation, mais prendre en charge un stress envahissant, un épuisement physique, une sensibilité intestinale, des dysfonctionnements hormonaux… sont indispensables. On le voit bien, ce travail sur soi, l’analyse de ces données, cette prise en charge progressive demandent un investissement personnel, collectif, temporel… et financier!
  1. En aval de cette réflexion, de cet accompagnement ciblé, une aide « détox » aura sa place. La dynamique de nos voies d’élimination est importante pour stimuler l’élimination des graisses et/ou toxines accumulées. Foie, intestin, rein joueront pleinement leur rôle lorsqu’en amont tout est bien stabilisé.

 

Enfin, je dirai que ces déséquilibres, parfois associés, concourent à mettre l’organisme dans un état de résistance. Cette résistance métabolique se nourrit de l’inflammation qu’elle a générée elle-même lors des phases de stress, de dysbioses, de burnout… Heureusement des actifs majeurs, bien dosés, peuvent casser cette spirale qui s’est installée. Citons le thé, la cannelle, la curcumine, le chrome, le magnésium, des probiotiques, la glutamine…

Si à la lecture de cet article vous comprenez mieux pourquoi un excès pondéral s’installe et pourquoi stabiliser un poids demande un engagement global, je vous invite à pousser la porte de la PharmaVie la plus proche pour que cette écoute active débouche sur des conseils et des solutions adaptés à votre profil.

Alors oui au tout-en-1 ! Mais dans l’optique d’un tous pour vous, tous nos conseils professionnels pour une seule et unique personne et pour une efficacité durable !

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